"Derniers remords avant l'oubli..." de Jean-Luc Lagarce : Théâtre vendredi 21 janvier 2011 - 21h
mardi 14 décembre 2010 à 15:00 :: Accueil :: #82 :: rssqui a mis en scène la pièce chilienne "La secrète obscénité de tous les jours" de Marco Antonio de la Parra
Album du spectacle en ligne
L’action se déroule en France, de nos jours, un dimanche, à la campagne, dans la maison qu’habite aujourd’hui Pierre et qu’habitèrent par le passé avec lui Paul et Hélène…
A la campagne, dans une maison achetée en commun, Hélène, Pierre et Paul ont vécu une forte et troublante aventure amoureuse. Puis Paul et Hélène sont partis, ont « refait leur vie ». Quinze ans plus tard, ce dimanche-là, ils reviennent avec conjoints et enfant auprès de Pierre, celui qui est resté là, pour discuter de la vente de la maison. Anne, la femme de Paul, Antoine le mari d’Hélène et leurs fille Lise sont présents, témoins de ces retrouvailles qui attisent des plaies restées ouvertes.
Jean-Luc LAGARCE, avec un humour implacable, passe au peigne fin des personnages meurtris face à leur solitude.
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Tarif : 12 € (8 € pour les moins de 18 ans)
Pour réserver : contact@chateaudavanton.com - 06 49 60 23 13
A PROPOS DE LA PIECE
Nous sommes en présence d’une suite de fragments, d’instantanés de ce dimanche au cours desquels arguments et justifications se juxtaposent par rapport aux événements passés.
Le remord c’est peut-être « une faille qu’il faut combler… », une blessure narcissique que l’on tente de guérir par la justification, par la parole. Le silence des interlocuteurs est prévu, voulu, la faille se situe à cet endroit, on la remplit de sincérité, de mots justes mais qui rateront toujours la personne ou les personnes à qui l’on croît s’adresser. On veut prouver que le remord naît des autres alors qu’il est peut-être le fruit d’une sensation de ratage. Dans ce cas, la parole prend les Autres à témoins dans une stratégie de séduction par le leurre de la sincérité et de la vérité. La rencontre des autres réels est un retour à la réalité mais sous forme d’entrave, d’entre rêve de soi. Aucune résolution n’est possible dans ce jeu de dupe. Seule la violence verbale d’une grossièreté sonnera la fin de la rencontre. Christian CANOT
Avec :
Tatyana ALCIDE Lise
Thierry BRAULT Pierre
Corinne RICHARD Anne
Bruno RICHY Paul
Monique VERITE Hélène
Christian VURPILLOT Antoine
Mise en scène : Christian CANOT
Création Vidéo – Cie Keops Alain VANTELON
Photos : Michel COLAS
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L’AUTEUR Jean-Luc LAGARCE
Jean-Luc LAGARCE naît à Héricourt en Haute-Saône, en 1957. Il passe son enfance dans la région de Sochaux-Montbéliard où ses parents étaient ouvriers aux usines Peugeot.
A dix-neuf ans, sitôt obtenu son bac, il part, très déterminé, pour Besançon, s’inscrit à la faculté de philosophie. Il entre également au conservatoire et fonde avec quelques autres élèves la compagnie la Roulotte (en hommage à Jean VILAR). Il commence son journal qu’il tiendra toute sa vie.
Très rapidement, il devient comédien, mais surtout metteur en scène de pièces de Molière, Racine, Marivaux, Feydeau, Wedekind, Ionesco…, il écrit essentiellement des pièces de théâtre, vingt-cinq, dont, seules quelques unes seront jouées de son vivant, sans réel succès.
Son parcours est semé d’embûches qui le voient en proie au doute et au désespoir, mais il sait toujours rebondir, car il a le théâtre chevillé au corps.
En 1987, il écrit la pièce, Derniers remords avant l’oubli qui est d’abord très mal accueillie et qu’il réécrira.
Un an plus tard, il apprend qu’il est séropositif avec la conscience de sa disparition prochaine. La mort est d’ailleurs bien présente dans ses pièces. Elle l’emportera en 1995 à l’âge de trente-huit ans. Depuis lors, sa notoriété n’a cessé de croître.
Il est aujourd’hui l’un des auteurs français les plus joués, son œuvre est traduite dans près de quinze langues et fait l’objet de très nombreuses recherches universitaires qui s’intéressent à une œuvre toute entière tournée vers la parole plutôt que vers l’action.
Son inspiration est multiple, à commencer par Anton TCHEKHOV : comme celui-ci, il a été un témoin lucide et impartial de son temps ; plus récemment, Nathalie SARRAUTE a écrit Pour un oui, pour un non, pièce dans laquelle une simple exclamation va suffire à brouiller deux amis.
Jean-Luc LAGARCE aime à parler de la difficulté de vivre et notamment de l’amour. Il mène une quête sans relâche de la vérité tout en stigmatisant chez l’homme l’impossibilité de ne pouvoir faire autrement que de se mentir à lui-même et de s’illusionner. Il s’attache à faire parler ceux qui sont en apparence des gens sans histoire. Il aime à mettre en scène les retrouvailles familiales ou amicales, le temps qui passe et n’efface en rien les souvenirs douloureux du passé. Ses personnages « étalent » sans crier gare le récit souvent caustique de tout ce qui les habite : regrets, dépits, nostalgies ; ils en deviennent ainsi attachants, émouvants et même drôles.
‘’On ne guérit d’une douleur qu’à condition de la vivre pleinement’’ disait Proust Thierry BRAULT
Commentaires
1. Le dimanche 28 avril 2013 à 03:29, par okpkgijw :: site
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